Structure
Goya appartient au bailleur social Toulouse Habitat Métropole, qui est responsable du relogement des résidents, tous locataires, depuis deux ans. Le projet de rénovation urbaine de Bellefontaine entraîne des changements dans le quartier, menant à des démolitions financées par l'ANRU. Cela signifie que Toulouse Habitat Métropole fait évacuer les immeubles avant leur destruction.
Lors de notre visite, nous avons cherché à comprendre le fonctionnement de Bellefontaine et de Goya, gérés par Toulouse Habitat Métropole, qui font face à de sérieux problèmes structurels et sociaux. Les résidents subissent des violations de leurs droits fondamentaux, avec des pratiques illégales de la part des bailleurs qui mettent souvent leur vie en danger.
Photo prise lors de notre visite à Bellefontaine, dans l'immeuble GOYA. On peut voir des portes scellées par Toulouse Habitat Métropole. Les traces de brûlures autour du cadre de la porte ont été causées par le soudage.
Le manque de maintenance est évident dans les infrastructures dégradées, telles que les ascenseurs hors service, les pannes de chauffage et les zones mal sécurisées, en particulier pour les femmes qui ne se sentent pas en sécurité. De nombreuses femmes souhaitent quitter ces lieux et sont rarement présentes dans les espaces publics.
La démolition de ces logements, justifiée politiquement par leur prétendue inefficacité, dissimule une réalité où de nombreux appartements sont encore en bon état et financièrement accessibles, rendant difficile le relogement des résidents. Certains se réjouissent de quitter ces lieux et voient la démolition comme une issue, mais pour d'autres, cela signifie abandonner un sentiment de communauté et un investissement de toute une vie dans leur appartement, et ce sous pression. Les propositions de relogement qu'ils reçoivent sont souvent de plus petite taille et avec des loyers plus élevés.
Le trafic de drogue, le vandalisme et la répression policière génèrent un sentiment d'insécurité important. Issues majoritairement de milieux immigrés et de foyers à faibles revenus, les résidents font face à des obstacles à l'emploi et à un manque d'information qui amplifient leur exclusion culturelle et sociale. Ce contexte crée un système de marginalisation et de précarité qui perpétue les inégalités au sein de ces unités de logement social.
Ce constat montre tristement que la nature même de ces bâtiments et leur composition urbaine ne sont pas les causes profondes des dysfonctionnements de ces quartiers, mais plutôt un système étatique raciste dans lequel les résidents subissent une ségrégation raciale et une discrimination de genre.
Diagramme illustrant un diagnostic social des dynamiques au sein du quartier de Bellefontaine et de la vie dans l'immeuble Goya-Titien.
Diagramme illustrant la situation du logement à Toulouse : une véritable crise du logement touche la ville.