Urbain

L’ANRU justifie la démolition de l’immeuble Goya par la nécessité de construire une nouvelle route reliant le sud et le nord de Bellefontaine, prétendant ainsi améliorer la circulation dans le quartier. Pourtant, des itinéraires existants permettent déjà cette connexion, avec seulement deux minutes supplémentaires de trajet.

Derrière cet argument se cache une réalité bien plus troublante : pour un gain marginal de temps, on propose de détruire une communauté soudée, des récits de vie riches, et un patrimoine architectural unique. La démolition aurait également des conséquences environnementales graves, générant des tonnes de déchets et nécessitant des ressources importantes pour reconstruire.

Sacrifier ainsi des vies humaines, des histoires collectives et la durabilité écologique pour une route questionne profondément les priorités et la vision à long terme de ce projet.

850m, 12minutes à pied
750m, 10 minutes à pied
1.4km, 4 minutes en voiture
1.3km, 3 minutes en voiture
Nouveau itinéraire que l’on propose : 800m, 1 minute en voiture
Aujourd'hui, un simple grillage sépare le sud du nord, et le simple fait de l'enlever pourrait déjà faciliter l'accès entre ces deux quartiers.

Projet de l’ANRU pour 2030

 


Scéma réalisé par l’agence Dessein de Ville
Source

L'ANRU échoue dans sa démarche en négligeant des alternatives évidentes. Plutôt que de se concentrer sur des solutions moins destructrices, telles que l'optimisation des voies existantes ou l'amélioration des espaces publics, l'agence privilégie une approche radicale et coûteuse. Ces alternatives auraient pourtant permis d'améliorer la fluidité et la connectivité du quartier sans recourir à une démolition inutile, préservant ainsi la communauté, le patrimoine architectural et l'environnement.

“Le projet a été élaboré en concertation avec la population à travers différents ateliers, diagnostics partagés avant d‘être soumis à une phase de concertation réglementaire en 2018 préalable à la signature de la convention avec les partenaires du Nouveau Programme National de Renouvellement urbain qui sera mis en œuvre jusqu’à 2030.”
Bien que l'ANRU affirme que le projet a été élaboré en concertation avec les habitants, de nombreux témoignages révèlent une réalité bien différente. Beaucoup d’habitants ont appris l’existence de ces transformations une fois les décisions déjà actées, rendant leur participation purement symbolique. Cette absence de véritable consultation reflète une approche descendante qui ignore les voix locales et les besoins réels des communautés concernées. Cela soulève de sérieux doutes sur la légitimité et l’équité du processus de planification engagé.